voici un slam qui retrace une vie ordinaire ...
La première respiration, la première quand on vient au monde,
Tout juste sorti du ventre le notre mère féconde
Et nous voilà déjà plongé dans le grand bain
Celui de la vie, celui de l'incertain
A peine arrivé, t'as déjà des obligations,
D'abord un bain, des visites puis la première consultation
Attend c'est pas fini, c'est que le début de ta vie
Faut pas que tu t'endormes, que tu te reposes, petit.
A peine sorti de l'hôpital, déjà les premiers mots,
Les premiers pas, les premières chutes, les premiers bobos,
Un coup de mercurochrome et c'est repartit,
Pour ce train infernal qu'on appelle la vie.
Après c'est le début de l'école, les premiers potes, les premiers rires, les pieds dans le bac à sable
Les années passent, les premières colles, les premiers mots sur la table
Ensuite viennent les filles : des créatures étranges, tellement compliquées
Mais elle sont toutes comme ça, faudra t'habituer
Les premières filles, les premiers baisers, les premières larmes
Les premiers soirs, la première nuit, la première femme
Pas le temps de souffler, les cours continuent
Maintenant faut avoir le bac, pour pas être à la rue
Après direction les études, ça, ça dépend des parents
Les premiers entretiens, les premiers stages le premier job
Tu cherches enfin à te caser, trouver la femme, avoir un enfant
Et avec ça, t'as déjà atteins les 30 ans.
Pas encore eu le temps de souffler, et ce n'est qu'un début
Tu passes ta vie au travail, tes enfants ont grandis sans que tu les ai vus
Le demi-siècle pointe son nez, et toujours pas eu le temps de se reposer.
Une vie tranquille, sans problèmes mais plutôt fade, pas très pimentée
Alors t'es pris de remords, t'aimerai t'asseoir sur le bord de ta route
Mais tu peux plus faire marche arrière. Plus t'y repense, plus ta vie te dégoûte
Les premiers verres, les premières bouteilles, le début de ta dégénérescence
Tu te retourne, regarde le chemin qui te sépare de ta naissance
Et tu pleures, le temps s'arrête enfin.
Tes yeux s'ouvrent, et comme dirai Mickey :
"c'est pas joli, joli et j'connais pas la fin…"
titre : repiration
auteur : desteban
texte inédit
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